Calvin nous parle

On a dit beaucoup de choses sur Calvin. Tout et son contraire, parfois aidé en cela par Calvin lui-même à qui il est arrivé de se contredire. Un exemple notoire étant le Calvin vivant en France expliquant qu'il ne faut pas châtier les hérétiques - lui-même étant un hérétique aux yeux des français catholiques - et le Calvin à Genève qui dénonce Michel Servet pour hérésie et rédige un pamphlet justifiant la mort des hérétiques par le glaive du pouvoir temporel.
 
Pour pouvoir échapper aux écrits « pro » et « anti » Calvin, la meilleure chose à faire est encore de retourner à la source et d'écouter Calvin nous parler. Il sera son propre avocat et son propre procureur. Nous avons été vigilants en ne sélectionnant que les citations que nous avons estimées claires dans leur énonciation et non sujettes à des interprétations diverses en fonction du contexte de leur émission. Si nous avons parfois inséré plusieurs citations traitant du même sujet, c'est dans le but de montrer que certaines idées n'ont pas été exprimées une fois par hasard, mais qu'elles relèvent d'une philosophie générale.
 
Calvin nous parle…
 
SUR LES ETRES HUMAINS 
 
« Les hommes ne sont que vermine, ils sont comme des grenouilles dans la fange et le bourbier. »
 
 Jean Calvin, Sermon sur le Deuter., Chapitre X, O.C. Tome 27, col. 43 
 
« La majesté de Dieu est trop haute, pour dire que les hommes mortels y puissent parvenir, vu qu’ils ne font que ramper sur la terre comme des petits vers. »

Jean Calvin, Institution de la foi chrétienne, p.187

« Le Seigneur dénonce par Moïse que tout ce que forge le cœur humain est entièrement pervers. »

Jean Calvin, Institution de la foi chrétienne, p.150, Genèse VIII 21
  
« Nous sommes si pervers, nous sommes si pleins de corruption que la Loi ne nous peut servir que de nous maudire et de nous faire sentir combien nous sommes détestables à Dieu, étant ses ennemis mortels. Et ainsi nous avons double raison d’être confus et d’avoir horreur, non seulement haine de nous-mêmes : quand nous voyons que le bien est ainsi converti en mal, c’est plus que si par notre infection la nature du soleil était changée quand nous sentirons en nous des fumées si vilaines, que la clarté du soleil en serait étouffée, et éteinte, n’aurions-nous pas horreur de nous ? »
 
Jean Calvin, Sermon sur le Deuter., Chapitre X, O.C. Tome 27, col. 40

« Tous ceux qui chercheront comme devant Dieu la vraie règle de justice, trouveront pour certain que toutes les œuvres des hommes, si on les estime selon leur dignité, ne sont qu’ordure et vilenie : et que ce qu’on juge communément estre justice, n’est que pure iniquité devant Dieu : que ce qu’on juge intégrité n’est que pollution : ce qu’on juge gloire est ignominie. »

 Jean Calvin, Institution de la foi chrétienne, p.138

« Nous savons que les hommes sont toujours enclins à mal plutôt qu’à bien. »

Jean Calvin, 13ème Sermon sur l’épître aux Corinthiens, Calv. Op.Vol. 49-50p.743

« (…)En quelconque partie de l’homme que nous tournions les yeux, il n’est possible de rien voir qui ne soit impur, profane et abominable à Dieu. »

Jean Calvin, Catéchisme de 1537, Instruction et confession de foi dont on use en l’église de Genève

« Nous donc, pécheurs dès le ventre de la mère, naissons tous sujets à l’ire et à la vengeance de Dieu. (…) Car s’il n’y a point de doute que toute iniquité ne soit exécrable à la justice de Dieu, que pouvons-nous attendre de la face de Dieu, nous misérables qui sommes opprimés d’une si grande charge de péchés et souillés d’une ordure infinie (…) ? »

Jean Calvin, Catéchisme de 1537, Instruction et confession de foi dont on use en l’église de Genève

 « Nous reconnaissons l’homme en sa nature être du tout aveugle en ténèbres d’entendement et plein de corruption et perversité de cœur, tellement que soi-même il n’a aucune puissance de pouvoir comprendre la vraie connaissance de Dieu, comme il convient, ni de s’adonner à bien faire. »

Jean Calvin, Confession de foi, laquelle tous bourgeois et habitants de Genève et sujets du pays doivent jurer de garder et tenir extraicte de l’instruction dont on use en l’église de ladite ville, art. 4.
 
 « Puisque l’homme est naturellement dépourvu et dénué en soi de toute lumière de Dieu et de toute justice, nous reconnaissons qu’en soi-même il ne peut attendre que l’ire et la malédiction de Dieu, et pourtant qu’il doit chercher autre part qu’en soi le moyen de son salut. »
 
Calvin, Confession de foi, laquelle tous bourgeois et habitants de Genève et sujets du pays doivent jurer de garder et tenir extraicte de l’instruction dont on use en l’église de ladite ville, art. 5.

 « Confesse que tu as toutes ces choses de lui (Dieu), que de lui est venu tout ce que tu as de bien et que ton mal est de toi. (…) Nous n’avons rien nôtre que le péché. »

Jean Calvin, Institution de la foi chrétienne, p.150

 « Etant dénués de tout bien, nous confessons que nous sommes en tout maudits. »

Jean Calvin, Sermon sur le Deuter., Chapitre X, O.C. Tome 27, col. 44

 

SUR LES FEMMES

 « Que vos femmes se taisent dans les églises, car il ne leur est point permis de parler ; mais doivent être sujettes, comme aussi la loi le dit (Genèse 3 :16).(…) La puissance de prêcher ou enseigner ne convient pas à une femme, par ce qu’en ce faisant elle préside là sur tous les hommes qui y sont, et toutefois il faut qu’elle soit sujette. »

Jean Calvin, Comm. Nouveau Testament, I Cor. 11 :3
 

« Ainsi que Christ est sujet à Dieu, comme à son chef, l’homme est à Christ, et la femme à son mari. »

Jean Calvin, Comm. Nouveau Testament, Cor. 11 :3

 

« L’homme ne consiste point sans la femme ; car ce serait un chef retranché du corps. Et la femme aussi sans l’homme ; car ce serait un corps sans tête ».

 Jean Calvin, Comm. Nouveau Testament, Cor. 11 :11
 
 
« Si les femmes se soumettent de leur bon gré et en toute patience à ce que Dieu leur commande, et que porte leur état, c’est un sacrifice qui est agréable à Dieu, et la malédiction qui avait été mise sur toutes les femmes en la personne d’Eve est comme anéantie. »
 
Sermon 29 sur la première à Timothée, 2 :13-15, Op. Calv., tome 53
 
 
« Notre Seigneur déclare ici que les filles doivent cheminer en telle honnêteté, que si elles ont mauvaise rencontre, qu’elles trouvent quelque débaucheur qui les veuille séduire, qu’il ne faut point qu’elles aient plus de regard à leur propre vie qu’à leur honneur ; et que plutôt elles doivent se laisser couper la gorge, que leur corps fût violé. »
 
Sermon 129 sur le Deutéronome, 22 :25-30 Op. Calv. Tome 28
 
 
« Dieu montre que les filles doivent avoir leur chasteté autant recommandée que leur vie propre. Car si une fille ne combat pour son honneur, et pour se maintenir vierge, il est certain qu’elle n’est pas digne de vivre plus au monde. Que si elle ne crie, et qu’elle se laisse corrompre : qu’il faut qu’elle meure sans rémission. »
 
Jean Calvin, 5ème Sermon sur le Deuter. Chap. XXII, C.O. 28, col. 55

 

SUR LES FEMMES BATTUES

Lettre adressée à une femme battue par son mari qui a demandé de l’aide à Calvin pour la sauver de sa situation. Réponse de Calvin :

Nous avons compassion des pauvres femmes qui sont mal et rudement traitées par leurs maris, considérant bien que c’est une tyrannie et une captivité bien rude et cruelle. Toutefois, nous ne trouvons pas qu’il nous soit licite par la parole de dieu de conseiller à une femme d’abandonner son mari sinon par force de nécessité. Or nous cette force non pas quand le mari usera de rudesse et de menaces, même quand il la battra, mais quand il y aura péril éminent de la vie, soit que le mari la persécute ou qu’il conspire avec les ennemis de la vérité ou que cela vienne d’ailleurs. Pourtant au cas qui nous a été proposé nous répondons que nous ne voyons point encore de justes raisons que la femme se retire jusqu’à ce que le danger y fut plus manifeste. Ainsi nous l’exhortons au nom de dieu de porter patiemment la croix à laquelle dieu l’a voulu assujettir. Cependant ne fléchir point de son devoir qu’elle a envers dieu pour plaire à son mari. (…)Si elle se sent faible, qu’elle prie dieu qu’il lui donne ferme constance. Cependant de mettre peine à amollir le cœur de son mari. Si elle est contrainte, alors il lui est permis par la parole de dieu de se retirer. Et en ce faisant, elle ne quitte pas son mari, vu qu’elle sera toujours prête d’habiter avec lui, moyennant que ce soit sans danger de mort.
 
Jean Calvin, Epistola 3064, O.C. Tome 17, col.539.

 

SUR LA GOURMANDISE :

Que penserait Calvin des organisateurs du Jubilé Calvin 09 qui ont créé le "Chocolat Calvin" ? dont le caramel est sensé incarner "la tendresse discrète" (sic) du réformateur.

« Ceux qui ont inventés ainsi tant de variétés, afin de remplir les appétits, il est certain qu’ils ont offensé Dieu, et qu’on les doit détester, même s’ils ont été approuvés en leurs temps et qu’on ait dit : O voilà un bon cuisinier : o voilà un bon maître d’hôtel ; qu’ils ont fait gloire quand ils ont inventé beaucoup de friandises, qu’ils ont mêlé les choses pour faire des saupiquets nouveaux, et je ne sais quoi pour complaire à ceux qui demandaient d’être traités trop délicatement. Il faut détester tout cela, et serait à souhaiter que de telles gens fussent avortés au ventre de leur mère »

Jean Calvin, 3ème sermon dur le Deuter. Chap. XXII, C.O. 28, col.35. (Mercredi 8 janvier 1556)

 

 

"LA TENDRESSE DISCRÈTE DE CALVIN" (cf le site www.calvin09.org)

Ceux qui ne sont pas les fils d’Abraham sont des fils de putains :

« Mais le principal est que nous apprenions d’être enfants légitimes d’Abraham, puisqu’ainsi est que nous sommes entrés en son lignage par foi : que nous ne soyons point retranchés de ce corps-là par notre infidélité. Car les Prophètes qui ont été vrais expositeurs de la Loi, montrent bien ce que Dieu prétend en ce passage, quand ils disent : Etes-vous descendus de la race d’Abraham ? Nenni, vous êtes fils de putains tant que vous êtes. Allez fils de paillarde. Comparaissez ici, venez en avant, qu’on vous connaisse, fils de putain (dit le Prophète Isaie). Et les prophètes Jérémie et Ezéchiel en disent autant : Qu’est-ce que vous avez de commun avec Abraham, duquel vous portez le nom ? Votre père n’est-il point Amorrheen, et votre mère une paillarde ? A qui parlent-ils ? Est-ce aux fils de putains, et aux bâtards selon la chair ? Nenni. C’est aux enfants légitimes. Et pourquoi donc les appellent-ils fils de putains, comme s’ils étaient sortis d’un bordel ? C’est parce qu’ils se sont pervertis et qu’ils n’ont pas suivi la foi d’Abraham. »
 
Jean Calvin, 1er Sermon sur le Deuter. Chap. XXIII, C.O. 28, col. 67

 

SUR LA PAILLARDISE ET L'ADULTÈRE

« On voit Phinées qui (…) dégaine l’épée et tue tant le paillard que la putain. Et Dieu lui donne la sacrificature pour cette cause-là, et veut que cet acte-là soit renommé, comme digne de mémoire jusqu’à la fin du monde. »

Jean Calvin, Quatrième sermon sur l’épitre aux Corinthiens, 10 :8-9
 
 
« Que peut-on penser d’une telle femme (adultère), sinon que c’est un monstre ?(…) Et ainsi il faut bien qu’il y ait une grande extrémité, quand la punition est si grave, que Dieu veut que cela nous serve d’exemple, et que ceux qui nous auront scandalisés en leur vie, leur mort nous serve d’instruction, afin que les autres apprennent à se tenir en chasteté. »
 
Jean Calvin, 4ème Sermon sur le Deuter. Chap. XXII, C.O. 28, col.41 à 53, 15 janvier 1556
 
 
« Que les mariés sachent que toutes choses ne leur sont pas permises, mais qu’ils doivent user en toute modération de la couche légitime, afin qu’ils ne fassent rien qui soit contraire à la pudicité et honnêteté du mariage. » / « Il faut que les hommes ne soient pas des paillards de leurs femmes. »
 
Comm. Nouveau Testament, Héb. 8 :4 / Institution de la foi chrétienne, tome 2, ch.8, par.44

 

SUR L'AFFAIRE MICHEL SERVET QUI SERA BRÛLE A GENÈVE POUR HÉRÉSIE

 « Servet vient de m’envoyer (...) un long volume de ses délires, affirmant avec sa jactance fanfaronne que j’y trouverai des choses étonnantes et neuves. Il viendra ici si je l’y autorise. Mais je n’en ferai rien. Car s’il vient et que je jouisse ici de quelque autorité, je ne souffrirai pas qu’il sorte vivant »

Lettre de Calvin à Farel, du 13 février 1546

 
« Certes, je ne dissimulerai pas qu’il fut mis en prison par mon fait, et à mon instigation. Comme il fallait, selon le droit de cette cité que quelqu’un déclenche une instruction contre lui, j’avoue que je l’ai fait. »
 
Jean Calvin, Opera VIII, p. 461, l.18-28

 

SUR LES HÉRÉTIQUES

« Il mérite le supplice, celui qui insinue que l’ensemble de la révélation des Ecritures saintes n’est que fiction. Qui oserait orner un tel monstre du titre honorable de martyr ? »

Jean Calvin, Opera VIII, p.466, l.30-35

 

SUR LES RAPPORTS DE L'ÉGLISE ET DE L'ÉTAT

 « Dans tout état bien ordonné, la religion tient la tête, et les lois sont là pour en préserver l’intégrité. »

Jean Calvin, Opera VIII, p.474, l. 11-22
 
« Un gouvernement qui néglige la religion est un gouvernement mutilé. Et les magistrats qui ne s’occupent que des affaires publiques ,et ne songent pas à faire observer le culte divin, sont de passifs avortons. »
 
Jean Calvin, Opera VIII, p.474, l. 32-41

 

SUR LES CHRETIENS

« Nous pouvons dire avec plus de vérité que la vie d'un Chrétien est une étude et un exercice perpétuel de la mortification du vieil homme , jusqu'à ce que , étant pleinement détruit et anéanti , l'Esprit de Dieu établisse en nous son empire. C'est pourquoi j'estime que celui-là a beaucoup profité qui a appris à se déplaire beaucoup en soi-même. »

Jean Calvin, Institution de la foi chrétienne

 

UN GRAND PROJET POLITIQUE : ÉRADIQUER LA DANSE

 Calvin écrit à Farel : « Depuis votre départ, les danses ne nous ont pas donné un moment de repos. Tous ceux qui s'y sont laissé entraîner ont été mandés devant le consistoire, et à l'exception de Corne, qui n'a rien dit, ils ont tous effrontément menti. La colère finit par m'emporter : j'ai tonné contre le mépris du Seigneur si hautement affiché , et contre l'oubli de nos saintes ordonnances. Ils ne témoignaient aucun repentir. J'avais promis à Dieu que je saurais les châtier. Je déclarai qu'au péril de ma vie, je voulais connaître la vérité , et avoir raison de leurs mensonges. Françoise Perrin nous a dit mille injures : je lui ai répondu comme elle méritait. Je demandai si cette famille de Favre avait le privilège de violer impunément les règlements de police. Le père est un paillard, qui a été déjà accusé d'adultère. Voici un second procès de ce genre qu'on va entamer, et peut-être un troisième ; on en parle du moins. Le frère se moque ouvertement de nous. J'ajoutai : — Que ne vous bâtissez- vous une ville où vous vivrez à votre fantaisie, puisque vous ne voulez pas subir le joug du Christ ? Mais tant que vous resterez ici, c'est inutilement que vous chercherez à vous soustraire aux lois, car y eût-il en votre logis autant de diadèmes que de tètes, Dieu saura bien rester le maître. Alors sont venus les aveux ; ils ont tout confessé, et j'ai su qu'ils avaient dansé chez la veuve Balthazar. Du conseil ils ont passé dans la prison. Le syndic, qui a déploré sa faute, a reçu une verte semonce du consistoire , et a été suspendu jusqu'à ce qu'il donne des marques de repentir. On dit que Perrin est de retour de Lyon : il n'échappera pas au châtiment. La femme de Perrin est furieuse, la veuve Balthazar, à demi-folle, tous les autres sont honteux et se taisent.»

Jean Calvin, Ep. 40, 1546, Farello
 
 
SUR LA MUSIQUE

"Nous expérimentons que la musique a une vertu secrète et presqu’incroyable à émouvoir les cœurs.(…) C’est pourquoi nous devons être d’autant plus diligents à la régler de telle sorte qu’elle nous soit utile et nullement pernicieuse. C’est pourquoi les Docteurs anciens de l’Eglise se plaignent souvent que de leur temps le peuple était adonné à chansons déshonnêtes et impudiques, lesquelles non sans cause, ils estiment et appellent poison mortel et satanique pour corrompre le monde."
 
Calvin, La forme des prières et des chants, Epitre au lecteur.
 
 
DIEU PARLE A L'OREILLE DE CALVIN
 
« Quant à moi, étant assuré en ma conscience que ce que j’ai enseigné et écrit n’est point cru en mon cerveau, mais que je le tiens de Dieu, il faut que je le maintienne, si je ne voulais être traître à la vérité, comme je pense en avoir déjà suffisamment répondu. »
 
Jean Calvin, Octobre 1552, Epistola 1659, O.C. Tome 14 , col. 382
 

CALVIN "L'AUDACE D'UNE PAROLE LIBRE", peut-on lire sur le site www.calvin09.org

« C’est à vous, très honorés seigneurs, de ne souffrir une telle licence de médire contre un pasteur faisant son office. Car c’était bien pour le moins que ledit Calvin maintint la doctrine qu’il porte puisqu’il la connaît être de dieu. Car Saint Paul dit que les ministres ne sont pas seulement ordonnés pour enseigner mais aussi pour fermer la bouche aux contredisants. « 

Jean Calvin, Octobre 1562, Epistola 1661, O.C. Tome 14 , col. 385

 

SUR L'OBLIGATION DE VENIR AU CULTE

"Combien en voyons-nous qui ne viendraient jamais au temple pour ouïr un mot de docrine, sinon qu’il y eut les édits et les menaces ? »(…) Ils ne font que polluer le temple de Dieu. Et ils montrent que jamais ils n’ont pris goût à la doctrine : qu’ils y viennent comme des chiens et des porceaux."
 
Jean Calvin, 5ème Sermon sur le Deuter. Chap. XXII, C.O. 28, col. 59

 

SUR LA SUITE A DONNER A LA REFORME

« J avais oublié ce point : Je vous prie aussi ne changer rien, ni innover.—On demande souvent nouveauté: — non pas que je désire pour moi par ambition que le mien demeure, et qu'on le retienne sans vouloir mien, mais parce que tous changements sont dangereux, et quelquefois nuisent. »

Calvin, Dernier discours adieux de Calvin aux Seigneurs de Genève, 1564

Commentaires

A lire absolument :
ZWEIG Stefan,Conscience contre violence
Livre de Poche

C'est absolument consternant d'apprendre qui était réellement Calvin.
Il ne faisait pas beau de vivre à l'époque de ce dictateur utilisant la réligion comme couverture et s'imaginant être le porte-parole de Dieu.
Aïe aïe aïe j'espère que l'on va arrêter de lui rendre "hommage" à tout bout de champ et sans raison et à nos frais.
Je remercie ce site qui éclaire un peu ma lanterne sur le personnage.

Mais pardis !! OU SONT LES HISTORIENS ?